Parce que certains mots de vocabulaire ont évolué avec le temps, ce glossaire remet les pendules à l’heure. Les termes définis ici s’inscrivent dans une démarche historique, culturelle et naturopathique. Ils s’inscrivent dans le cadre de l’univers médiéval ou de la naturopathie et ne relèvent pas de la médecine conventionnelle au sens réglementaire du terme. Ils ne doivent en aucun cas être interprétés comme des actes médicaux, diagnostics ou prescriptions.

Alchimie médiévale

Pratique ancienne mêlant chimie, philosophie et médecine, visant à transformer les substances pour en extraire des principes actifs ou préparer des élixirs curatifs.

Diététique médiévale

Egalement appelée « les 6 choses non naturelles » regroupant les 6 choses que l’homme doit équilibrer pour prévenir sa santé: le sommeil et la veille + l’alimentation + le mouvement et le repos + l’air et l’environnement + les évacuations du corps + les passions de l’âme et la vie sexuelle. La diététique médiévale est le premier levier du thérapeute médiéval. Elle repose sur ce qu’on appellerait aujourd’hui « l’hygiène de vie ». Elle n’a rien à voir avec la diététique actuelle.

Drogue

Dans le contexte médiéval, la drogue est une substance d’origine végétale, minérale ou animale utilisée pour ses propriétés thérapeutiques, servant à la fabrication de remèdes. Les drogues désignent le plus souvent des complexes (association de produits) mais peut parfois selon les textes désigner des plantes simples utilisées dans ce cas dans un cadre thérapeutique (médiévale).

Humorisme

Théorie antique et médiévale selon laquelle la santé dépend de l’équilibre entre quatre humeurs corporelles : le sang, la bile jaune, la bile noire et le phlegme. L’humorisme est l’un des 5 piliers de la naturopathie contemporaine.

Médecine (médiévale)

La médecine médiévale désigne toutes les actions mises en oeuvre pour soigner autrui. Avant le XIIe siècle, il existe deux sortes de médecine au Moyen Age: la médecine occidentale, souvent pratiquée par des moines, qui s’appuie sur l’alimentation, les plantes et la foi, et la médecine arabe, souvent pratiquée par des médecins formés dans des universités de médecine. Dans les deux médecines on repère des points communs: le soin est progressif et associe la diététique, puis la thérapeutique et la foi. Après les croisades du XIIe-XIIIe siècle la médecine se professionnalise et amorce sa dissociation avec le divin, posant ainsi les prémices de notre médecine scientifique au sens où nous l’entendons actuellement.

Pour éviter toute confusion de langage, nous rappelons que la médecine médiévale n’est pas de la médecine contemporaine et n’a rien à voir. La médecine contemporaine est une discipline médicale, reposant sur des bases scientifiques et règlementée par l’Etat. La médecine médiévale, par sa philosophie et son approche du soin, se rapproche de la naturopathie et non de notre médecine contemporaine.

Enfin, nous rappelons que l’usage du terme « médecine » dans nos articles et nos supports ne désignent QUE la médecine médiévale.

Naturopathie

La naturopathie est une notion contemporaine qui n’existe pas au Moyen Age. Il s’agit (en France) d’une pratique de soins dite « non conventionnelle » qui a été définie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme « visant à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens naturels et biologiques ». La naturopathie intervient en prévention et en éducation en hygiène de vie et vie naturelle. Il s’agit d’une pratique de bien-être complémentaire à la médecine qui présente de nombreuses similitudes avec le soin naturel médiéval.

Naturopathie médiévale

La naturopathie médiévale est un concept anachronique (non médical) qui vise à enrichir la pratique actuelle de la naturopathie d’une philosophie, d’outils et de techniques de soins médiévaux pertinents aujourd’hui en naturopathie. L’objectif est de nourrir la naturopathie traditionnelle, celle qui se pratique sans complément alimentaire, en s’appuyant sur une époque où la nature et l’hygiène de vie étaient des alliés. Bien que s’appuyant sur la médecine médiévale, la naturopathie médiévale est une branche non médicale de la naturopathie. Cela s’explique par l’évolution de la médecine et du soin.

Pharmacopée médiévale

La pharmacopée médiévale regroupe un ensemble de plantes simples, de drogues, de remèdes et de préparations destinés à la thérapeutique médiévale.

Plante

La plante médiévale désigne tout végétal: plantes aromatiques, plantes médicinales, épices, céréales. Pour Hildegarde de Bingen, le beurre, le vinaigre, les oeufs figurent également au livre des plantes.

Remède

Préparation ou traitement élaboré à partir de substances naturelles (plantes, minéraux, animaux) destiné au Moyen Age à guérir, soulager ou prévenir une maladie. Aujourd’hui ces préparations n’ont aucune validation scientifique. Les remèdes présentés dans nos contenus dans un cadre culturel et pédagogique sont en réalité des recettes de cuisine ou des préparations applicables dans un cadre de bien-être (onguent bien-être et parfumé, recette de biscuits de la joie etc…).

Soin

Le mot soin désigne ici toute attention portée au bien-être physique, émotionnel ou spirituel d’une personne, sans visée médicale. Dans le cadre de la naturopathie médiévale, il s’agit d’un ensemble de gestes, de pratiques ou de savoirs traditionnels inspirés de l’histoire (plantes, alimentation, rituels symboliques, etc.), visant à soutenir l’équilibre naturel du corps et de l’esprit. La médecine médiévale, dans son ensemble, repose sur une approche essentiellement empirique. Elle ne répond pas aux critères de la médecine scientifique contemporaine, bien que certains apports de la médecine arabe aient anticipé des méthodes rationnelles. Le terme soin ne doit donc pas être compris comme un acte médical, un traitement ou une prescription. Il s’inscrit ici dans une démarche de bien-être, d’hygiène de vie, de recherche historique et de transmission culturelle.

Thérapeutique médiévale

Ensemble des pratiques médicales utilisées au Moyen Âge pour soigner les maladies, fondées sur les connaissances de l’époque. La thérapeutique comprend la diététique médiévale, puis le recours à des méthodes plus complexes (associations de plantes, etc…) lorsque la diététique s’avère insuffisante. La thérapeutique médiévale ne doit pas être confondue avec notre thérapeutique actuelle, dont l’action est médicale et relève du champ de la médecine pratiquée par des professionnels de santé.

Vitalisme

Doctrine philosophique selon laquelle l’homme est animée par une force vitale. En naturopathie, le vitalisme est l’un des 5 piliers de la naturopathie. C’est une force essentielle.

Viriditas

Concept énoncé dans ses ouvrages par Hildegarde de Bingen désignant, au Moyen Age, la « force de vie » ou « vitalité » propre aux plantes et à la nature, symbolisant leur pouvoir de régénération, de croissance et d’auto-guérison. La viriditas est un néologisme latin signifiant la force, la vigueur, la verdeur. Pour Hildegarde, il s’agit du souffle de Dieu en toute chose alors que pour notre vitalisme naturopathique, la vitalité est une force propre à l’homme.

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